"Ce qu’il y a devant nous,
ce qu’il y a derrière nous,
n’est rien comparé à ce qu’il y a en nous."
Ralph Waldo Emerson
"Ce qu’il y a devant nous,
ce qu’il y a derrière nous,
n’est rien comparé à ce qu’il y a en nous."
Ralph Waldo Emerson
Comment fait-on pour pardonner vraiment de tout son cœur, sans plus qu’aucune rancœur ou douleur vienne nous troubler jamais ?
Au fond de moi, malgré tous mes efforts, je sais que je t’en veux encore. Pourtant je t’assure, de tout mon cœur j’’essaye de te pardonner. De me mettre à ta place, de comprendre. Mais je n’arrive pas à compatir… Je t’en veux d’avoir changé mon destin, d’avoir bousillé cette partie de vie si fragile, celle où l’on se construit. D’avoir profité de mon innocence et de ma confiance….
Et puis surtout, je m’en veux à moi. De n’avoir pas été plus forte, de m’être laissée aveugler… Oui l’amour rend aveugle et pour ne pas avoir mal il ne faudrait jamais ouvrir les yeux….
A ma mère, j’ai pardonné. Ses excès, ses colères, ses menaces…C’est tout récent, fragile, mais je sens que déjà nos rapports ont changé.
Malgré tout je m’en veux d’avoir fait souffrir mes parents. J’ai honte. Je voudrais revenir en arrière et tout effacer d’un coup d’éponge…. Ne pas m’enfuir, ne pas sombrer, ne pas vous imposer ma souffrance sans vous laisser d’autre choix que de l’accepter. Pour toutes ces sombres années, je vous demande pardon.
Je m’en veux d’avoir fait souffrir quelques personnes…. Celles qui se sont attachées à moi et que j’ai laissées sur le quai. Je ne peux aimer à moitié, mais quand je me sens trop aimée, j’ai l’impression d’étouffer. Je fuis… Pour vous avoir ainsi blessés, je vous demande pardon.
Envers celui qui partage ma vie depuis 15 ans, je m’en veux de ne lui montrer qu’une partie de moi. La face éclairée. Je ne dis rien de mes noirceurs, de mes tourments. Mon passé est enfoui en moi. Mes rêves et mes cauchemars vivent en silence. Pourquoi ? J’ai mauvaise conscience de cette vie à demi-dévoilée, mais je ne sais faire autrement. Besoin de me protéger. Peur d’être envahie, « violée » dans mon intimité…. Pour tous ces silences, je te demande pardon.
Voilà… les mots sont sortis tous seuls, et je me rends compte qu’avant de pouvoir pardonner vraiment, il faut que j’apprenne à me pardonner à moi-même… Je vais essayer…. Mais je ne sais pas vraiment comment faire…
Un des derniers livres qui m'ait touchée...
Une histoire pleine de pudeur et d'émotion
"Chacun d'entre nous a connu dans sa jeunesse quelqu'un qui a su comprendre ses aspirations et ses inquiétudes, lui a appris à voir les choses comme elles sont, l'a aidé à trouver sa voie, à devenir un adulte. Pour Mitch Albom, cet homme fut Morrie Schwartz, son professeur d'université. Un jour, après l'avoir perdu de vue pendant plus de vingt ans, Mitch apprend que Morrie est atteint d'une maladie mortelle, une sclérose amyotrophique latérale, et qu'il a décidé de transformer sa mort en une dernière leçon de philosophie. Mitch lui rendra visite chaque mardi pendant de longs mois, pour chercher avec lui la réponse à cette question qui nous hante tous : comment vivre ? Et la réponse sera simple, lumineuse, profondément humaine, aux antipodes de tous les discours convenus."
J'avance pas à pas sur mon chemin
J'essaye de garder confiance
Mais parfois je trébuche
Parfois je me perds,
Je me cogne dans le noir...
Les larmes roulent de me sentir si seule
Je sais qu'il faut que j'apprivoise ce sentiment
Cette solitude qui me colle depuis l'enfance
Comme une seconde peau
Mais Dieu, que ça fait mal certains jours...
Je voudrais que mes pensées arrivent à tes oreilles,
Que tu me fasses un signe,
Que tu me parles,
Que tu me serres dans tes bras
Je voudrais que ceux qui passent par là,
Ceux qui me lisent en silence
Laissent parfois une trace, un mot,
Juste pour dire que quelqu'un m'entend...
Silence
Solitude
Souffrance
Quand je voudrais
Sagesse et Sérénité....
Que la route est longue....
Et que mes pas sont petits....
C’est un village abandonné, perché en haut d’une montagne. Une route faite de pierres et de virages y mène. Ensuite il n’y a plus rien qu’un chemin pour quitter le hameau et rejoindre une chapelle sur l’autre versant de la montagne.
Billy vit là, depuis des mois. Il ne saurait dire combien… Dans la seule maison qui ait encore un toit, il s’est fait un abri. Il mange à même le sol, quelques pierres en cercle et un petit feu qui le réchauffe. Un peu plus loin en contrebas, il y a une source où il puise de l’eau pour boire et se laver. Pourquoi aurait-il besoin de plus ? Et pourtant, il n’aurait jamais pensé finir comme ça, en ermite. Quelle drôle de farce, la vie, quand même….
Il est seul. Ca ne le dérange pas, il s’est habitué. De temps en temps il descend au village, il va chercher son mandat à la poste. Les vieux du coin l’aiment bien, ils lui donnent un peu de nourriture. Mais ce que Billy préfère c’est quand on lui offre de quoi peindre. Car la peinture il adore ça. Il passe des heures à colorier des pages et il faut croire que ça suffit à son bonheur.
Parfois, le week-end surtout, il y a des touristes qui passent. Suivant son humeur Billy va leur parler, ou bien s’enferme chez lui. Il n’aime pas trop la façon qu’ils ont de le regarder, comme s ‘il était une bête curieuse… Il y a aussi de temps en temps de jeunes marginaux qui passent, et qui restent… quelques jours, quelques semaines….
Il se souvient de ce couple… Ils se sont installés un peu plus bas, leur maison n’avait pas de toit, et quand ils pleuvaient ils venaient en riant se réfugier auprès de lui. Ils passaient leurs nuits à discuter, à rire, à se lier. Il les aimait bien, même si ça lui faisait de la peine de voir la petite se faire maltraiter par ce grand gaillard…
Un jour, un coup de plus, un coup de trop, elle est partie. Elle s’est enfuie. Ils en sont restés abasourdis. Et lui, il s’est retrouvé à devoir consoler la peine de ce bougre d’andouille qui préférait la bouteille à l’amour… Ca n’a pas été simple, mais le gars a fini par partir aussi, sans elle rester là ne voulait plus rien dire…
Billy après ça s’est senti encore plus seul. Mais il a eu la belle surprise de voir que cette amitié n’était pas morte. Plusieurs fois, la jeune fille est revenue. Elle lui apportait des peintures, des toiles, des pinceaux. A manger aussi. Ils passaient une journée ensemble, assis côte à côte, presque en silence, et elle repartait. A chaque fois, ça lui tourneboulait le cœur au vieux Billy, de voir quelqu’un comme ça qui pense à lui…
L’histoire, je la finis là.
Parce que dans la vraie vie, l'histoire, elle ne se termine pas bien….
Une amitié qui est devenue du chagrin…
Mais dans le cœur de cette jeune fille, Billy restera pour toujours un ami hors du commun….